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Un programme de qualité inachevé.

L’accès aux écoles et aux cliniques a augmenté dans la majorité des pays africains, mais les résultats restent mitigés. Un grand nombre d’enfants quittent encore l’école sans savoir lire ou sans connaissances de base en arithmétique, et la qualité des soins en clinique laisse souvent à désirer. L’augmentation des dépenses et l’élargissement de l’accès à l’éducation et aux services de santé ne se sont pas traduits par une amélioration comparable des résultats en matière de développement humain, ce qui suggère que le programme de qualité n’a pas atteint ses objectifs.

Avant tout, la qualité dépend des compétences et des interventions des prestataires de services.

En nous inspirant du Rapport sur le développement dans le monde 2004 de la Banque mondiale Des services pour les pauvres, nous savons que les traits principaux des comportements des prestataires sont les connaissances, les compétences et les efforts. Tandis que les connaissances et les compétences sont déterminées par les niveaux d’éducation et par la capacité à effectuer des tâches dans la salle de classe ou l’établissement de santé, les efforts sont déployés de manière extrêmement discrétionnaire. La détermination du temps à consacrer à tel élève ou tel patient est en effet le fruit d’un jugement. Cet état de fait complique la manière dont sont structurées les relations de redevabilité pour les services d’éducation et de santé.

Responsabilité envers les ressources publiques.

Les autorités des pays en développement consacrent environ un tiers de leur budget récurrent à l’éducation et à la santé. Les revendications pour rendre des comptes et utiliser efficacement les ressources publiques — de la part des citoyens et des contribuables des pays développés comme de pays en développement — sont de plus en plus audibles, en partie en raison de la situation économique mondiale.

Il est impossible de demander des comptes aux prestataires de services sur des éléments qui ne sont pas mesurés.

Sans informations cohérentes et exactes concernant la qualité des services, il est difficile pour les citoyens ou les politiciens d’évaluer la performance des prestataires de services, d’élaborer des mesures correctives et, en fin de compte, d’améliorer la prestation des services.

Plusieurs aspects essentiels des enquêtes et les données IPS sont différents des autres études disponibles :

  • Les enquêtes IPS utilisent des méthodes robustes et innovantes de collecte de données.
  • L’instrument d’enquête a la souplesse nécessaire pour effectuer le travail de terrain et l’analyse des données de manière relativement rapide, si bien qu’il est plus utile aux prises de décisions et aux discussions sur les politiques.
  • Il se concentre sur les liens entre les dépenses et les résultats en matière de développement humain.
  • Les indicateurs sont standardisés, si bien qu’ils permettent d’établir des comparaisons entre les pays, entre les divisions administratives d’un même pays et au cours du temps.
  • Les enquêtes se répètent à une fréquence prévisible tous les deux ans.